Lors du Conseil des ministres tenu le jeudi 13 novembre 2025, le président Mamadi Doumbouya a réaffirmé son exigence de rigueur et de contrôle dans la gestion des services publics, à moins de deux mois de la présidentielle du 28 décembre, dont il est candidat. L’objectif affiché : assurer une continuité administrative irréprochable et démontrer l’efficacité de l’exécutif dans une phase cruciale du retour à l’ordre constitutionnel.
Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a précisé que le président avait appelé les ministres à renforcer le suivi et la rigueur dans l’exécution des politiques publiques : « Le président de la République a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de garantir la continuité du service public et la livraison de tous les projets dans les délais prévus cette année », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.
Cette mise en garde, bien qu’adressée aux ministres, résonne comme un message politique fort. À l’approche d’une élection présidentielle cruciale, la pression s’intensifie sur l’administration pour montrer un bilan tangible et limiter toute critique sur la lenteur ou l’inefficacité des services publics. Certains observateurs estiment que cette directive vise à sécuriser l’image du gouvernement et à projeter une gestion rigoureuse des affaires publiques, essentielle pour consolider le soutien politique.
Dans ce contexte, plusieurs chantiers prioritaires sont scrutés de près, notamment les programmes d’infrastructures, la fourniture des services de base et la mise en œuvre des projets sociaux annoncés par l’exécutif. L’efficacité de chaque département ministériel sera donc évaluée à l’aune des délais et des résultats obtenus, renforçant ainsi la pression sur les responsables publics.
En filigrane, cette stratégie traduit une tension institutionnelle palpable : entre la nécessité de respecter les échéances électorales, de maintenir la cohésion gouvernementale et de rassurer l’opinion publique, chaque ministre se voit rappelé à l’ordre. La rigueur administrative, prônée par Doumbouya, s’inscrit ainsi autant dans une logique de gouvernance que dans une préparation politique à l’élection présidentielle, où le bilan de l’exécutif pourrait jouer un rôle déterminant.
En somme, le message est clair : à l’approche du scrutin, aucune défaillance ne sera tolérée, et chaque département est appelé à démontrer son efficacité, non seulement pour l’administration publique, mais aussi pour l’image et la crédibilité du gouvernement dans un moment électoral sensible.
N’faly Guilavogui pour Investigatorguinee

