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Présidentielle en Guinée : la Cour suprême écarte Ousmane Kaba, Lansana Kouyaté et Toumba Diakité, un tournant politique majeur?

novembre 13, 2025
in Actualité, Politique
Présidentielle en Guinée : la Cour suprême écarte Ousmane Kaba, Lansana Kouyaté et Toumba Diakité, un tournant politique majeur?
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La scène politique guinéenne vient de connaître un tournant majeur à la suite de la décision rendue par la Cour suprême, qui a publié la liste définitive des candidats admis à participer à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 dans la nuit de ce mercredi 13 novembre 2025.

Sur les vingt-sept dossiers déposés, seuls neuf ont été validés. Dix-huit candidatures ont été rejetées, parmi lesquelles celles de figures politiques telles que le Dr Ousmane Kaba du PADES, Lansana Kouyaté du PEDN et Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le nom de Toumba, ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara.

Le verdict de la Cour, présidée par le juge Fodé Bangoura, s’appuie sur des motifs administratifs et juridiques. Selon la cour suprême, plusieurs dossiers présentaient des irrégularités graves ou des omissions jugées incompatibles avec les exigences légales. Le Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) et ancien ministre de l’Économie et des Finances, a vu sa candidature déclarée irrecevable pour défaut de fiche d’identité, une pièce pourtant fondamentale dans la constitution du dossier.

Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre et chef du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), a été disqualifié pour dossier incomplet, notamment l’absence d’une copie authentique de sa déclaration de biens, exigée pour garantir la transparence patrimoniale des candidats.

Quant à Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, ancien aide de camp du capitaine Dadis Camara, son dossier a été rejeté pour absence de certificat médical, document indispensable attestant de l’aptitude physique et mentale du candidat à exercer la plus haute fonction de l’État. D’autres candidats sont reprochés pour des faits similaires.

Ces motifs, d’apparence purement administrative, n’en demeurent pas moins sans conséquences politiques. Ils écartent du scrutin plusieurs personnalités au poids symboliques considérables. Ousmane Kaba incarne depuis des années une vision technocratique et réformatrice de l’économie guinéenne ; Lansana Kouyaté, diplomate aguerri, représente la voie du dialogue et de la modération ; tandis que Toumba Diakité, figure controversée mais populaire, incarne pour une partie de la population un symbole de justice et de courage. Leur mise à l’écart bouleverse l’équilibre du jeu électoral et redistribue les cartes à quelques semaines du scrutin.

Au-delà du cas de ces figures connues, la Cour a invalidé plusieurs autres candidatures issues de formations politiques ou de la société civile. Les raisons invoquées varient : absence de caution validée, non-respect des conditions de résidence, dossiers non authentifiés, signatures manquantes ou pièces administratives incomplètes. Cette rigueur judiciaire, si elle s’inscrit dans la logique du respect du cadre légal, nourrit néanmoins un débat profond sur la nature et l’impartialité du processus électoral.

Pour certains observateurs, cette décision traduit une volonté du pouvoir de resserrer la compétition autour de quelques figures jugées “acceptables”, voire “contrôlables”. Ils y voient une manœuvre politique visant à neutraliser les voix indépendantes ou critiques susceptibles d’influencer le cours du scrutin. D’autres, plus nuancés, estiment au contraire que la Cour suprême a voulu marquer un tournant institutionnel en imposant une rigueur sans concession, symbole d’un État de droit qui ne transige plus avec les exigences administratives.

Dans les deux cas, l’impact politique est indéniable. L’absence de candidats de poids comme Ousmane Kaba et Lansana Kouyaté ouvre un espace nouveau à des figures montantes telles qu’Abdoulaye Yéro Baldé, Faya Lansana Millimono ou encore Mamadi Doumbouya, dont les candidatures validées prennent désormais une dimension nationale accrue. Leurs discours, déjà centrés sur la réforme et la refondation, devraient bénéficier de ce vide symbolique laissé par les exclus.

Cependant, pour une frange importante de la population, ces exclusions suscitent un sentiment d’amertume et d’injustice. Dans les rues de Conakry, les débats se multiplient : entre ceux qui saluent la rigueur institutionnelle et ceux qui dénoncent une manœuvre politique déguisée en légalité, le scepticisme demeure.

La non-participation de ces figures historiques et bien d’autres comme Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé, Sidya Touré risque d’accroître la méfiance envers le processus électoral et d’alimenter le désenchantement citoyen, déjà palpable depuis plusieurs mois.

À un peu plus d’un mois du scrutin, la tension politique est palpable. La campagne qui s’ouvre s’annonce âpre, marquée par des rivalités idéologiques et des calculs d’alliances stratégiques. Si la Cour suprême a clos le débat juridique, elle a, dans le même temps, ouvert un débat moral et politique sur l’équité du processus démocratique. En écartant trois personnalités majeures, elle redéfinit, peut-être durablement, les contours du paysage politique guinéen.

La présidentielle du 28 décembre 2025 ne sera donc pas une élection comme les autres. Elle portera la trace d’un tri judiciaire aux répercussions politiques profondes. Entre légalité et légitimité, rigueur et soupçon, la Guinée s’apprête à vivre un moment décisif de son histoire démocratique.

Une Analyse de N’faly Guilavogui pour Investigatorguinee

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